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Chapitre 3 / 8 — Prototype « Made In Zion », version roue de skate

Assemblage Mécanique et Intégration en Moyeu de Roue de Skate

Le moteur discoïde logé dans une roue de cruiser/longboard

Contraintes géométriques

L'intégration du moteur discoïde à flux axial dans une roue de skate (type cruiser/longboard) répond à des contraintes géométriques strictes : tout doit tenir dans le diamètre du moyeu de la roue, encaisser les chocs de la route, et laisser l'entrefer parfaitement stable malgré les vibrations.

L'axe fixe

Un axe plein en acier, solidarisé au truck (l'essieu pivotant du skate), traverse tout le système et sert de colonne vertébrale fixe. Rien ne tourne sur cet axe lui-même — c'est lui qui porte à la fois le stator immobile et les roulements sur lesquels le rotor tourne.

Le stator

Une plaque en bois, fixée sur l'axe via le truck — elle ne tourne jamais. Le truck et l'axe ne sont ici qu'un support mécanique fixe, pas des pièces actives du moteur.

S N N S S N N S vers contrôleur Stator — vue de dessus, fixé à l'axe disque fixe, 8 modules, immobile (▲ = capteur Hall)
Le stator ne tourne jamais — il est solidaire de l'axe fixé au truck

Le rotor

Une seconde plaque en bois, identique dans sa construction à celle du stator, portant elle aussi ses 8 modules aimant + bobine (motif -1, +1, +1, -1). Cette plaque est solidarisée à la roue de skate (jante/moyeu), qui la fait tourner autour de l'axe fixe — c'est la roue et le truck qui servent de support mécanique à la plaque, pas l'inverse.

✓ Les deux côtés restent effaçables — le rotor n'est pas un simple aimant nu : il porte sa propre bobine de compensation, exactement comme le stator, conformément au principe théorique (annulation symétrique des deux côtés). Nécessité pratique : ses bobines ont besoin de courant pour s'annuler — deux anneaux de cuivre au moyeu et des balais récupérés sur un moteur de voiture radiocommandée amènent ce courant depuis un unique MOSFET côté stator. Pas d'électronique à faire tourner avec la roue. Voir Électronique — liaison par balais.
axe S N N S S N N S Rotor = plaque bois portée par la roue de skate bandage polyuréthane (cercle extérieur), 8 modules aimant+bobine, fils vers les balais
La plaque tourne avec la roue autour de l'axe fixe ; ses bobines reçoivent le courant via les anneaux et balais au moyeu
⚠️ Assemblage — approche le rotor (la roue) et le stator progressivement et symétriquement, jamais à main nue une fois les aimants proches : attraction violente entre les deux disques dès que les champs sont révélés face à face.

Le verrouillage de l'entrefer

L'entrefer effectif au moment de la répulsion est réglé et maintenu rigoureusement à 2,0 mm. Deux éléments simples suffisent, tous deux déjà présents ou faciles à ajouter sur un skate :

axe fixe (truck) roulement (d'origine, dans la roue) stator (fixe) boulon + écrous 2,0 mm rotor (roue)
Coupe axiale : roulement d'origine de la roue à droite, boulons de calibration entre le stator et le truck à gauche

Démarrage manuel

À l'arrêt complet, rien ne détecte de mouvement relatif : pas de front sur l'aimant témoin, donc pas de période mesurée, donc le MCU reste en roue libre logicielle (état sûr par défaut) — le système ne démarre pas tout seul, ce qui est voulu. Un lancement manuel simple suffit à l'amorcer :

⚠️ Le délestage d'abord, la ficelle ensuite — le générateur de récupération et sa résistance de délestage (voir Tests & sécurité) doivent déjà être connectés avant le premier lancement, pas ajoutés une fois que ça tourne. Un système lancé à vide, même à la main, reste un système lancé à vide.