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Chapitre 2 / 8 — Prototype « Made In Zion », version roue de skate

Fabrication des Modules et du Noyau Magnétique Imbriqué

Des rondelles M10 à la place du noyau SMC coulé

Pourquoi un noyau imbriqué

Pour s'affranchir de la poudre de fer isolée (SMC) industrielle — un consommable difficile à trouver en petite quantité — tout en conservant un zéro-entrefer interne entre l'aimant et son noyau, le prototype réel valide une architecture de noyau imbriqué à base de rondelles standards, disponibles dans n'importe quel magasin de bricolage.

✓ Low-tech assumé — pas de moule, pas de coulée, pas de poudre à doser : l'aimant et l'empilement de rondelles se contiennent mutuellement par simple ajustement de diamètre. Le compromis : la caractérisation magnétique précise (μᵣ, saturation) de ce noyau composite n'est pas documentée comme celle du SMC industriel — c'est justement pour ça que la calibration se fait bobine par bobine, au bip-mètre Hall (voir Électronique), et non sur la seule foi d'un calcul théorique.

Aimant

N ✓ cylindre Ø10×10mm (L/D≈1) résiste à la désaimantation N ✗ cylindre plat (Ø large, court) se désaimante sous champ opposé Ratio longueur/diamètre
Cylindre L/D≈1 (gauche) vs cylindre plat/large (droite) — même volume, tenue différente

L'assemblage central

L'aimant cylindrique N42 (10×10 mm) est inséré au centre exact du trou des rondelles M10 (norme DIN 125, Ø intérieur 10,5 mm — bannir l'inox, amagnétique). L'aimant et le noyau se contiennent mutuellement, sans jeu.

5 rondelles M10 empilées aimant Ø extérieur rondelle ≈ 20 mm zéro entrefer noyau↔aimant (Ø10,5 mm)
Coupe d'un module : aimant Ø10mm centré dans le fourreau de rondelles Ø10,5mm

L'isolation anti-Foucault (le hack maker)

Pour empêcher la circulation de courants de Foucault parasites dans le métal massif, chaque rondelle M10 est préalablement isolée — badigeonnée d'une fine pellicule de vernis ou de colle époxy sur ses deux faces — avant d'être empilée par 5 pour former un cylindre de 10 mm de long, exactement la longueur de l'aimant N42 (pas de dépassement). Le circuit magnétique est préservé (l'empilement conduit toujours le flux d'un bout à l'autre), mais la conduction électrique croisée d'une rondelle à l'autre est bloquée — le même principe que le feuilletage des tôles d'un transformateur.

  1. Ponce légèrement les deux faces de chaque rondelle (accroche du vernis).
  2. Badigeonne une fine couche de vernis isolant (ou colle époxy très diluée) sur les deux faces, laisse sécher complètement avant l'empilage.
  3. Empile 5 rondelles isolées, aimant inséré au centre — l'ensemble tient par ajustement, un point de colle aux extrémités suffit à figer la pile avant bobinage.
Empilement isolé, vue de côté aimant rondelle vernis isolant 5 rondelles isolées = 10 mm de long
Chaque interface rondelle/rondelle isolée — comme le feuilletage d'un transformateur

Le bobinage

Le fil de cuivre émaillé AWG28 (Ø≈0,32 mm) est enroulé directement par-dessus le diamètre extérieur du fourreau de rondelles (≈20 mm) sur 16 couches, pour atteindre 500 spires. L'ensemble module (aimant + rondelles + bobinage) est ensuite figé à la résine époxy.

NoyauCourant d'annulation calibréFilPuissance Joule
Rondelles M10 isolées empilées≈ 0,11 AAWG28 (Ø0,32mm)≈ 0,07 W / bobine

Le courant indiqué est la valeur de départ, identique à celle du noyau SMC de référence — chaque module réel se calibre ensuite individuellement au bip-mètre Hall (capteur SS49E + buzzer), voir Électronique — calibration, car la perméabilité réelle d'un empilement de rondelles varie d'un module à l'autre (épaisseur de vernis, serrage, tolérance des rondelles).